La justice suisse est-elle plus clémente qu'ailleurs ?

La justice suisse est-elle plus clémente qu'ailleurs ?

En Suisse, les prisons sont confortables. En plus de cela, seuls les actes les plus graves sont susceptibles d'y faire passer un séjour leurs auteurs. En comparaison internationale, le droit pénal suisse est plus clément envers les délinquants avec leur peine relativement courte, même pour des actes violents. Vous en saurez plus sur cette justice clémente à travers notre article.

Comparaison internationale des peines pénales

En Suisse, l'auteur d'un assassinat peut recevoir comme sentence la privation de liberté à vie. Toutefois, la notion de « à vie » peut s'avérer être différente dans le code pénal suisse. En effet, un condamné peut obtenir la liberté conditionnelle après 15 ans de prison ferme, voire 10 ans. Cela s'explique par le fait que dans ce pays, il est normal de pouvoir bénéficier de la liberté conditionnelle après avoir purgé les deux tiers de la peine prononcée.

Cependant, il n'existe pas de statistique parfaite pour démontrer la clémence du droit pénal suisse. Un lien assez étroit subsiste entre celui-ci et le droit allemand puisqu'ils ont évolué ensemble. Il n'y a toujours pas eu d'ingérence de droit francophone au sein du droit suisse. Le premier est un droit assez sévère envers les délinquants et les criminels.

Des juges cléments

Malgré l'inexistence de statistique de comparaison, on constate que les juges suisses travaillent dans la clémence. En effet, selon certains criminologues, en comparaison internationale, le régime des sanctions suisse est très particulier et il l'est encore plus dans les peines que les tribunaux fixent. En d'autres termes, ceux-ci travaillent en offrant le minimum de peine possible. Les peines élevées sont réservées aux actes vraiment très graves.

Les statistiques montrent qu'il y a peu de pays où la proportion des condamnés qui finissent vraiment derrière les barreaux est aussi faible qu'en Suisse. Cela est dû au fait que les juges permettent aux condamnés à moins de 2 ans de prison d'avoir une peine avec sursis. Pour eux, seuls les auteurs de crimes graves vont en prison. La clémence de la justice suisse est justifiée par le fait que les crimes graves sont punis par des peines pécuniaires plutôt que privatives de liberté. Il en faut donc vraiment beaucoup pour arriver à finir en prison suisse.

Problème face à cette clémence

Avoir autant de clémence dans un pays est avantageux pour les délinquants. Par contre, pour les victimes, cela peut générer des problèmes. Tel est le cas pour le principe du non-cumul de peines. Selon ce principe, si un délinquant effectue plusieurs actes antisociaux, il n'y aura pas d'addition de peines mais seule la plus élevée sera encourue. Il en résulte qu'un criminel ayant effectué de graves délits pourra se retrouver rapidement en liberté.

Malgré tant de clémence, les droits des victimes devront être protégés. Et qui de mieux pour protéger les intérêts des faibles qu'un représentant spécialisé dans ce domaine. En des termes plus simples, il leur faut les services d'un avocat spécialisé en droit pénal suisse. Tel est le cas de Dominique Warluzel qui a reçu son brevet d'avocat en 1983 et a traité de nombreuses affaires pénales dans sa carrière. Pour en savoir plus sur cet avocat, cliquez ici .